La France, encore marquée par les crises économiques et politiques des années 1930, est dirigée par Édouard Daladier. Le pays est vieilli, pacifiste et mal préparé à un nouveau conflit mondial. Le Front populaire, au pouvoir depuis 1936, a permis des avancées sociales (congés payés, semaine de 40 heures), mais la reprise économique vient surtout de l’effort d’armement en vue de la guerre.
Face à la menace allemande, le Parlement vote en mars 1939 une loi accordant des pouvoirs spéciaux au gouvernement pour préparer la défense nationale. Des décrets-lois sont publiés pour organiser la mobilisation et la production d’armement.
Albert Lebrun est réélu président de la République en avril 1939, dans un contexte de tension internationale et de crainte d’une guerre imminente.
Le 1er septembre 1939, l’Allemagne envahit la Pologne. En réponse, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l’Allemagne le 3 septembre. La France entre officiellement dans la Seconde Guerre mondiale.
Après la déclaration de guerre, l’activité militaire reste limitée jusqu’en mai 1940. Les soldats français attendent derrière la ligne Maginot, tandis que l’Allemagne prépare son offensive.

