En 1941, le régime de Vichy, dirigé par le maréchal Pétain, s’engage davantage dans la collaboration avec l’Allemagne nazie. L’amiral Darlan, vice-président du Conseil, devient une figure centrale de cette politique, notamment après sa rencontre avec Hitler en mai 1941. Les accords Darlan-Abetz (du nom de l’ambassadeur allemand Otto Abetz) ouvrent aux Allemands des facilités d’accès aux ports français d’Afrique et à des ressources stratégiques, en échange de promesses de souveraineté limitée.
Le régime instaure des mesures antisémites (création du Commissariat général aux questions juives, spoliation des biens, rafles comme celle du « billet vert » en mai 1941) et réprime les opposants politiques (communistes, résistants, francs-maçons). Des tribunaux d’exception sont créés, et des otages sont exécutés en représailles aux attentats contre l’occupant.
Face à la répression, la Résistance s’organise et se structure. En 1941, des mouvements comme « Combat » ou « Libération-Nord » voient le jour, et le Parti communiste lance un appel à la formation d’un « Front national de l’indépendance de la France ». Jean Moulin commence à unifier les réseaux clandestins, préparant la coordination avec Londres.
Les attentats contre les forces allemandes se multiplient, notamment à Paris (comme l’assassinat d’un officier allemand au métro Barbès). En représailles, les Allemands exécutent des otages, mais ces violences renforcent la détermination des résistants.
En juillet 1941, Vichy crée la LVF, une unité de volontaires français engagés aux côtés de l’Allemagne contre l’URSS. Peu de Français s’y enrôlent, mais cette initiative illustre l’alignement du régime sur la politique nazie.

