Le 10 mai 1940, l’Allemagne lance une offensive foudroyante à travers les Ardennes, la Belgique et les Pays-Bas. En quelques semaines, l’armée française, mal préparée et mal commandée, est submergée. Le 14 juin, Paris est occupé. C’est la fin de la « drôle de guerre » et le début d’un exode massif : huit millions de Français fuient vers le sud, dans le chaos.
Le 16 juin, le maréchal Pétain, héros de la Première Guerre mondiale, est nommé chef du gouvernement. Il demande immédiatement l’armistice, qui est signé le 22 juin à Rethondes. La France est coupée en deux : une zone occupée au nord et une zone « libre » au sud, sous l’autorité du nouveau régime de Vichy.
Le 10 juillet 1940, l’Assemblée nationale vote les pleins pouvoirs à Pétain (569 voix pour, 80 contre). Il instaure l’État français, un régime autoritaire, réactionnaire et antisémite, qui rejette les valeurs de la République (liberté, égalité, fraternité) au profit de la devise « Travail, Famille, Patrie ». La « Révolution nationale » vise à moraliser la société et à collaborer avec l’Allemagne nazie.
Le 24 octobre 1940, Pétain rencontre Hitler à Montoire-sur-le-Loir et annonce la politique de collaboration, présentée comme un moyen d’atténuer les conditions de l’occupation et de préparer une « paix nouvelle » en Europe.
L’invasion allemande provoque un exode massif et désorganisé. Des millions de civils fuient, souvent à pied ou dans des véhicules surchargés, vers le sud ou l’ouest. Les routes sont encombrées, les services publics s’effondrent, et la société française est profondément traumatisée.
Depuis Londres, le général de Gaulle lance son célèbre appel à la résistance le 18 juin 1940 sur les ondes de la BBC, refusant l’armistice et appelant les Français à continuer le combat. La France libre s’organise, mais les ralliements restent modestes dans un premier temps.
Dès l’été 1940, des mouvements de résistance clandestins voient le jour, notamment en zone occupée. Ils s’opposent à la fois à l’occupant allemand et au régime de Vichy.
